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Eclairage

Cinq choses à savoir sur la Francophonie née en Afrique

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisAfrique | Publié le 12/10/2018 à 16H06, mis à jour le 12/10/2018 à 16H22

La photo famille au 17e sommet Francophonie
La photo de famille au 17e sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, le 11 octobre 2018.

A l’occasion du 17e sommet de la Francophonie, les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan en Arménie, nous vous proposons une présentation en cinq points de l’organisation internationale. L’OIF regroupe plus de 80 Etats et gouvernements dont la majorité se trouve en Afrique.


274 millions de francophones
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution qui a été fondée principalement sur le partage d’une langue commune, le français.
Il y a 274 millions de locuteurs francophones dans le monde et ce chiffre pourrait atteindre les 700 millions dans les prochaines décennies. Une augmentation portée par la croissance démographique du continent qui comptera 8 francophones sur 10 d’ici à 2060.
 
Une Francophonie née en Afrique
Le terme «francophonie» est apparu vers la fin du XIXe siècle. Mais c’est à Niamey, la capitale du Niger, qu’est née en 1970 l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Le poète et président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, le président tunisien Habib Bourguiba, le président nigérien Hamani Diori et le Prince Norodom Sihanouk du Cambodge en sont les Pères fondateurs.
 
Une dimension politique
L’Organisation internationale de la Francophonie ne cesse de grandir et regroupe aujourd’hui 84 Etats et gouvernements dont 54 membres actifs, la plupart en Afrique. Créée pour promouvoir la langue française et diffuser les cultures de ses membres, la Francophonie a pris au fil des ans une dimension politique avec pour objectifs affichés «l’instauration et le développement de la démocratie» et «le soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’Homme».  
 
Une direction presque toujours africaine
C’est lors du sommet de Hanoï en 1997 que les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de créer le poste de Secrétaire général pour donner plus de poids à l’institution.
C’est l’Egyptien Boutros Boutros Ghali qui est nommé en premier à la tête de la Francophonie, puis ce sera au tour du Sénégalais Abdou Diouf d'en prendre les rênes pendant plus de 10 ans.

Mais en 2014, c’est la Canadienne Michaëlle Jean qui est désignée en raison de divisions africaines. Elle sera la première femme à la tête de l’OIF.
En 2018, elle cède sa place à une autre femme, Africaine cette fois-ci, Louise Mushikiwabo. L’OIF respecte ainsi la parité qu’elle a toujours prônée.
 
De nouveaux venus
La Francophonie ne cesse d’attirer de nouveaux membres, dont certains semblent parfois improbables. Majoritairement anglophones, l’Irlande, Malte, la Gambie et l’Etat américain de Louisiane ont rejoint en 2018 l’organisation internationale en tant qu’observateurs. Ils rejoignent ainsi les Emirats arabes unis, mais restent un cran en dessous du Ghana ou du Qatar au statut de «membres associés», qui leur permet de participer à plus de réunions sans voter.

L’Arabie Saoudite qui tente depuis des années de faire partie de cette instance a finalement reporté sa demande d’adhésion pour des raisons liées au respect des droits de l’Homme. Son admission n'a pas été «cadeautée», selon le nouveau mot français venu d'Afrique et intégré au Petit Larousse dans son édition 2019. Et qui signifie: «offrir en cadeau.» 
 

Source de l'article : http://geopolis.francetvinfo.fr/cinq-choses-a-savoir-sur-la-francophonie-nee-en-afrique-218765#xtor=RSS-3-[monde]
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